mercredi 12 avril 2017

L'amie prodigieuse T1 et 2 - Elena Ferrante





«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

 «Si rien ne pouvait nous sauver, ni l'argent, ni le corps d'un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement.» Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l'a trahie en s'associant aux frères Solara, les camorristes qu'elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l'été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. L'amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste sont les trois premiers tomes de la saga d'Elena Ferrante.

Magnifiques romans qui traitent de la condition féminine à Naples dans les années 50, de la misère sociale et économique, de l'amitié, de l'amour et surtout de l'espoir de toute une génération. On ne lit pas cette histoire, on la vit!
 

jeudi 16 mars 2017

Un fils en or - Shilpi Somaya Gowda


Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux Etats-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d'une union prestigieuse. Or, depuis qu'il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d'un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l'éloigner, en la mariant au plus vite. Les destins croisés d'Anil et de Leena forment la trame de ce roman, lui en Amérique, qui est loin d'être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur ?

Magnifique roman qui décrit la difficulté des jeunes indiens à vivre hors de leur pays mais aussi dans celui-ci ; partagé entre leur culture, leur famille et leur envie de développement. 
C'est aussi un roman sur la dureté de la vie des femmes en Inde et sur le poids des traditions.
A lire absolument
 
 

dimanche 5 mars 2017

La couleur de l'eau - Kerry Hudson


Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l'attendre. C'est le début d'une relation complexe entre deux êtres abîmés. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, s'est-elle retrouvée à la rue et sans papiers ? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui ? Qu'ont-ils bien pu traverser l'un et l'autre pour être si tôt désabusés?Page après page, ils s'apprivoisent, se rapprochent – et prennent soin d'éviter leurs zones d'ombre : les réseaux de prostitution, les compromissions, les peurs et les espoirs étouffés de l'une, les cités anglaises à l'horizon bien bas, les rêves d'aventure et les lâchetés de l'autre.

Un roman sur le hasard, l'amour, l'émigration, la prostitution... l'idée de départ n'est pas mal mais le résultat est plus mitigé. Le  morcellement du récit et les incessants retours en arrière finissent par égarer le lecteur. 
Mais il nous apprend que l'on peut lutter contre la fatalité et les préjugés.
 

vendredi 3 mars 2017

La part des flammes - Gaëlle Nohant

Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.

 Magnifique roman historique!


Il était une lettre - Kathryn Hughes


Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d’assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, violent et alcoolique. Alors qu’elle trie de vieux vêtements, dans la poche d’une veste de costume, elle met la main sur une lettre jamais ouverte ni postée. C’est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?

La vie de Tina va être bouleversée par la lecture d'une lettre jamais reçue par sa destinataire. 35 ans plus tard elle tente de retrouver les protagonistes de cette histoire, cette lettre d'amour va lui permettre de s'affirmer et son destin va en être modifié.
 

Yeruldelgger - Ian Manook






Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose. 

Il y avait la Suède de Mankell, l'Islande d'Indridason, l'Ecosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Manook ! Voilà tout est dit ou presque... Un bon polar, qui nous invite au voyage, qui donne envie de visiter la Mongolie et que l'on a du mal à lâcher.

dimanche 12 février 2017

Le fils - Philipp Meyer


En 1859, Eli McCullough, fils de pionnier texan âgé de 13 ans, est capturé par les Comanches lors d’une rafle féroce sur les terres de sa famille. D’abord fait esclave avec son frère moins courageux, Eli assimile peu à peu la culture comanche en apprenant à monter à cheval, à chasser et à faire la guerre. Lorsque la tribu succombe aux maladies et fléchit face aux colons, Eli n’a d’autre choix que de retourner au Texas, nourri d’une soif de liberté et d’autodétermination qui jalonnera l’ascension inexorable de sa famille dans les industries bovine et pétrolière. Dans Le Fils, Philipp Meyer conte le récit épique de 150 ans de fortune, de famille et de pouvoir à travers les souvenirs de trois narrateurs inoubliables : Eli, âgé de 100 ans et simplement désigné comme « le Colonel », Peter, fils d’Eli surnommé « la grande déception » pour ne pas avoir su correspondre à l'image que la famille avait d’elle-même, et Jeanne Anne, arrière-petite fille d’Eli, qui lutte pour la survie de l’empire McCullough dans le paysage économique du Texas moderne. Il s’agit un roman long, mais dans lequel on ne s’ennuie pas ; le talent (et l’obsession) de Meyer pour les détails historiques et vernaculaires est essentiel et les voix distinctes de ses personnages plus vrais que nature sont les moteurs du récit. L’auteur ne fait pas de compromis sur les passages sanglants : le portrait cru (et souvent captivant) de la violence au Texas au milieu du 19ème siècle risque de faire tressaillir certains lecteurs, mais celui-ci n’est pas gratuit. En 2009, son premier roman Un arrière-goût de rouille fut encensé pour avoir su représenter de manière saisissante et originale l’Amérique post-industrielle ; mais avec le Fils, Meyer s’est surpassé. Ce livre compte parmi les œuvres audacieuses de l'année 2013 et même au-delà.

Est-ce parce que j'avais trop d'attentes au vu des critiques élogieuses, en tout cas ce livre ne m'a pas complètement convaincue. J'ai trouvé les personnages fades, les descriptions longues et parfois dures à comprendre. Je l'ai terminé mais sans y prendre un immense plaisir.